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ET SI ON PROFITAIT DU CONFINEMENT POUR SE TRANSFORMER ?

  • Photo du rédacteur: Jacques-Brice MOMNOUGUI
    Jacques-Brice MOMNOUGUI
  • 3 avr. 2020
  • 3 min de lecture

Le coronavirus et son corollaire le Confinement nous ont fait le cadeau inattendu d’un face à face avec nous -même.

Un virus, un simple « microbe », fléau inattendu et d’ampleur planétaire, ennemi sournois, invisible, incompris, a suffi à renvoyer l’Homme à son impuissance, à sa petitesse, … mais aussi à son potentiel.

Avec le corollaire imposé et justifié du confinement, ce virus a condamné l’Homme à l’inaction, et mettant un terme au « divertissement » au sens pascalien du terme, il a renvoyé l’Homme à lui-même.

Le « divertissement », qui inclut « tant la distraction que les activités sérieuses », révèle selon Pascal que « le malheur des hommes vient d’une seule chose qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre … rien n’est si insupportable à l’Homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans divertissement. Il sent alors son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. »

Pascal n’avait d’ailleurs rien inventé, puisque Sénèque avait bien eu la même intuition, lorsqu’il avait écrit dans « De la tranquillité de l’âme » : « enlevez à l’âme les divertissements que fournissent par elles-mêmes les occupations à ceux qui courent dans tous les sens, elle ne peut supporter le chez soi, la solitude de ses quatre murs … De là, cet ennui, ce mécontentement de soi, ce va et vient d’une âme qui ne se fixe nulle part, cette résignation triste et maussade à l’inaction… »

Le Coronavirus nous renvoie ainsi, par le biais du Confinement, à un problème ontologique, celui du comportement de l’Homme, dans son être le plus profond, le plus constant. L’Homme face à son destin d’Homme. L’Homme comme créateur de son Destin.

Aucun événement ne saurait nous être imposé, car nous conservons la liberté de le transformer, nous conservons la liberté de le vivre comme nous décidons de le vivre. Tout est vibration, et nous avons le pouvoir, en envoyant de l’énergie positive dans l’Univers, de recueillir du Positif.

Cessons d’accepter des jeux de rôles, ceux de victimes, ceux de brimés. Refusons la Passivité. Nous avons le pouvoir d’action et de transformation ; nous pouvons agir sur nous-mêmes et, partant, sur le Monde.

Un très grand et très cher ami, André Brincourt aujourd’hui décédé, et qui était écrivain, et Directeur des pages culturelles du Figaro, avait écrit, à cet égard, un livre remarquable, et au nom éloquent : « Conquérants d’eux-mêmes ». Parmi ces « Conquérants d’eux-mêmes », André Brincourt cite Gengis Khan, qui avait coutume de dire qu’il avait « le don de soumettre les difficultés à la facilité ». André Brincourt cite encore Rumi, fondateur des derviches tourneurs qui, de façon symbolique, indiquait : « Tourne autour de ton être ». Goethe est également cité parmi ces « Conquérants d’eux-mêmes ». Goethe qui prônait « Non une Vérité fixe, mais une Vérité toujours ouverte »

Nous avons ainsi en nous le pouvoir de transformation, le pouvoir de nous transformer, et en nous transformant, le pouvoir de changer le monde.

La quête de soi doit demeurer au centre de notre Existence :« Il faut entrer en soi, armé jusqu’aux dents » disait Valéry, qui ajoutait « d’autres font des livres, moi je fais mon esprit »

Nous avons le pouvoir de vaincre l’ennemi qui est en nous.

On se souvient de Diogène indiquant à Alexandre qu’il avait certes vaincu tous ses ennemis, à l’exception du principal : lui-même. Alexandre, qui, -il convient de le dire- avait conquis la Perse, certes dans un esprit de conquête, mais aussi pour « l’épouser », s’en approprier les bienfaits. C’est ainsi que par ses alliances, par son mariage avec la fille de Darius, il a voulu marier l’Orient et l’Occident.

Nous avons la possibilité d’entrer en contact avec notre être le plus profond, nous avons un pouvoir de Démiurge, car en nous changeant, nous pouvons changer le Monde.

En cette période de confinement, entrons en nous, descendons en nous, transformons-nous !

Un souvenir de lecture s’impose, à cet égard à moi. Il s’agit de l’ouvrage de François Jullien, intitulé : « les Transformations silencieuses ». L’auteur nous indique qu’à la différence des penseurs grecs qui invoquent l’Action, la pensée chinoise, loin d’imposer des ordres se réfère à la Transformation. Une transformation lente, progressive et inéluctable, souvent par le seul exemple de sa propre conduite, qui ainsi imprégnera insensiblement au fil des jours les comportements, Influence discrète, mais « plus efficace que ce grand tapage fait à coups d’actions héroïques et de discours »

Chacun a ainsi un rôle, invisible, et pourtant palpable : influer discrètement, et insensiblement, par l’exemple, sur la conduite des autres.

Et d’argument en argument, d’hypothèses en ébauches de réponses, nous pouvons nous poser une question : Et si, en définitive, ce Confinement donnait réellement à l’Homme l’occasion de retrouver son humanité perdue ?

 
 
 

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